Cet article a été rédigé dans un but informatif, les renseignements qu’il contient ne constituent pas un diagnostic médical. Il est vivement conseillé de prendre l’avis de son médecin avant d’entreprendre un jeûne. Ma responsabilité ne saurait être mise en cause et je ne peux être tenue responsable de la (mauvaise) utilisation des informations mentionnées. Je vous recommande de bien vous renseigner afin de prendre vos propres décisions en conscience. Vous êtes responsable de votre santé. Le jeûne n’est pas anodin et présente des contre-indications. Si vous êtes novices, consultez-moi pour des conseils personnalisés pour une préparation adaptée, un jeûne agréable et une reprise alimentaire optimale.

La detox et le jeûne amènent le corps à se nettoyer, la voie physiologique de la guérison et de la régénération.

Il existe des toxines endogènes (fabriquées par la cellule), et des toxines exogènes (issues de l’alimentation, de la pollution, de nos émotions et stress, etc..). Le corps ne fait pas de réelles différences entre ces différentes toxines. 

Il est important de comprendre ces 2 principes de base : 

– il y a une différence entre la détoxination, c’est à dire remettre en circulation dans le flux sanguin des toxines, des déchets, dont le corps ne sait pas quoi faire, et l’élimination, c’est à dire évacuer les toxines par les émonctoires. 

– il n’y a pas d’aliments plus détoxinants que d’autres. C’est le surplus d’énergie apporté par le processus digestif allégé de tel ou tel aliment qui offre plus d‘énergie au corps pour se nettoyer. 

Ici entre donc en jeu la notion d’énergie : il y a une différence dans une voiture entre la batterie et l’essence : la batterie fournit l’énergie (= sommeil) et l’essence est le carburant (= alimentation). Pour info, le niveau des batteries correspond à l’état de nos glandes surrénales. 

Notre corps nécessite une certaine quantité d’énergie pour nous maintenir en vie, à travers le métabolisme de base, les processus digestifs, mentaux, émotionnels, physiques, etc. Et les processus d’élimination viennent bien souvent en dernier, à l’image de la société où le traitement des déchets vient souvent… en dernier 😉

L’idée de la detox et du jeûne est de permettre de faire remonter l’ensemble des processus éliminatifs en haut de la liste des priorités du corps. Comme pour un budget, on va augmenter les apports d’énergie, et diminuer au maximum les dépenses d’énergie, pour avoir une grande quantité d’énergie disponible pour éliminer. La santé et la vitalité sont de l’énergie, la maladie un manque d’énergie. Ici, on permet donc au corps de se reposer des tâches digestives et métaboliques et d’utiliser cette énergie pour se nettoyer, ce qui permet de guérir (ou du moins d’aller mieux). 

Les recharges et apports d’énergie se font par :
– le sommeil,
– la respiration,
– l’alimentation,
– le soleil, 
– la sexualité.

Les dépenses d’énergie se font par :
– l’activité mentale* (émotion + stress), petit vélo dans la tête,
– la digestion*,
– l’activité motrice (par le cœur, la respiration), consciente et inconsciente, métabolisme basal,
– la sexualité, 
– l’élimination et la detoxination.

* Ces deux activités, mentale et digestive, sont à égalité et en opposition, on peut difficilement effectuer l’une et l’autre ensemble. Il y a comme une compétitivité entre les deux. Si en mangeant, on se fait insulter, on ne va rien digérer (En plus pendant la dispute il y a production par les glandes surrénales de l’hormone cortisol qui bloque la digestion !) Et si on digère, on peut avoir du mal à se concentrer sur une tâche intellectuelle. 

Une moindre charge digestive va donc permettre la détoxination et explique qu’un aliment soit, soi-disant, « plus detox » qu’un autre : exemples de la pastèque ou du melon, digérés en 20 minutes environ, et qui laissent donc plus d’énergie disponible pour le nettoyage, pour l’élimination, pour guérir et régénérer. 

Tout l’art de la detox consiste donc à y aller progressivement et qu’il y ait ainsi adéquation entre ce qui est éliminé de la cellule vers le sang et ce qui est éliminé du sang vers les émonctoires. Moins les effets de la détoxination sont importants, mieux c’est. On peut assister à un retour des anciens symptômes quand un produit est remis en circulation dans le sang. 


Il est important de prendre en compte l’état du système nerveux de la personne lors de ce processus de nettoyage, car il conditionne le bon fonctionnement des émonctoires et des processus éliminatifs : nos organismes sont souvent trop épuisés pour tout gérer par eux-mêmes, et la charge toxémique est souvent trop importante. 

En toute, le système nerveux joue un rôle fondamental durant le jeûne. Pour faire simple, il existe deux systèmes de fonctionnement dans notre organisme : le système lutte ou fuite (et inhibition), et le système calme contact.

Le système lutte ou fuite s’activait instinctivement à l’époque où on tombait sur un mammouth en pleine nature : tout le corps s’active et se met en branle pour avoir le plus d’énergie possible pour détaler et fuir, ou pour combattre le mammouth, l’acuité visuel est à son maximum, le coeur bat très vite, les poumons respirent fort, la motricité digestive diminue, on réfléchit au taquet et tout va très vite, tout circule très vite dans l’organisme. L’organisme est en mode catabolisme. Il n’est pas temps, de cicatriser, de se détendre, de digérer, de réparer les tissus, d’éliminer… Le corps passe sous influence du système nerveux sympathique, et répond au stress. Aujourd’hui, la montre, notre patron, les ondes et écrans, la pollution, le manque de sommeil, l’agressivité, l’agitation permanente et autres injonctions extérieures ou injonctions que l’on s’impose à soi-même ont remplacé le mammouth, et le stress est devenu chronique.

Le système calme contact, lui, opère quand le corps est sous influence du système nerveux para-sympathique. Et c’est uniquement en para sympathique que le corps va s’auto-réparer, que tous les processus de guérison et de réparation vont s’enclencher. Le coeur ralentit, les poumons sécrète du mucus, la motricité digestive augmente. Cet état est un état de calme, il correspond au repos (sommeil et sieste), à la détente, aux câlins, au toucher et aux massages, à la douceur des bains de soleil, aux temps des vacances où tout ralentit, au travail sur soi, à la méditation et à la prière. L’organisme est en mode anabolisme, et il désenflamme, il guérit, il s’adoucit, il élimine, il se répare, il se régénère, il rajeunit.

La vie est équilibre, et au cours d’une même journée, nous alternons entre sympathique et para sympathique…. mais vous remarquerez, que le balance penche plutôt vers le sympathique et qu’en parallèle, les maladies ainsi que les terrains acides se développent …

Il n’y a qu’en étant sous influence du para-sympathique que le corps va pouvoir se soigner et guérir. L’idée est de maintenir cet état de détente tout le long de la détox / du jeûne pour favoriser l’élimination.


Lancer une detox sans éliminer peut être dangereux et pénible et cela mène à des réactions de detox plus ou moins fortes : des crises d’élimination

Exemple de réactions normales et légères : vertiges, nausées, écoulements divers (par les selles, urines, nez, bouche, oreilles, yeux, commissure des ongles), sommeil perturbé, éruptions cutanées, peau d’un mauvais aspect, mauvaise haleine, transpirations… symptômes du rhume (tousse, mouche), fièvre, boutons, douleurs passagères (cou, épaule, reins) comme un état grippal, mal de tête, agressivité, irritation, instabilité émotionnelle, sédiments dans les urines, mucus dans les selles, urines acides qui brûlent, diarrhée, cœur bat vite, baisse de tension, … 

Symptômes moyens à lourds : Sang dans les selles et les urines, vertiges forts, psoriasis, otites, bronchite pulmonaire, asthme, paralysie ponctuelle, urine plus sombre, crise de spasme, vomissement, vision troublée ou audition trouble (ponctuelle), grosses migraines, perte d’équilibre, perte de la vision de façon ponctuelle, malaises vagaux, poussées de fièvre en peu de temps, abcès, … 

Je ne vous en dirai pas plus, mais on peut voir des symptômes encore bien plus incroyables ! 

Aussi, il y a une véritable libération émotionnelle, d’où l’intérêt de l’accompagnement, par exemple en travaillant sur la respiration… Il n’y a pas de discontinuité entre émotions et matières, les émotions sont matérialisées par des cellules qui sont touchées par elles et qui deviennent toxiques. Ce sont des formes plus subtiles de la matière en termes d’énergies. Une émotion crée de la matière, de la toxicité en Soi. 

Ces réactions sont normales et quand on est novice, il est clairement recommandé de se faire (bien) accompagner ! Les centres qui accueillent des jeûneurs ont souvent toute une panoplie d’aides à ces processus. Je vous cite quelques aides à la detox plus bas.

Mais soyons clairs : quand on jeûne, on active les processus de nettoyage. Une fois que c’est lancé, c’est lancé. On obtient ce qu’on a demandé. Il convient donc d’être au clair avec sa volonté.


Le jeûne 

Le principe du jeûne est de supprimer toute digestion et de se mettre au repos sensoriel sans activité motrice (ou minimale = jeûne hygiéniste) et toute l’énergie se trouve alors réservée à la détox et à l‘élimination. 

Le jeûne est pratiqué par l’homme depuis la nuit des temps et par les animaux, il est alors instinctif et associé au repos. Le jeûne peut être « obligé » suite par exemple à une crise de foie, une gastro ou une intoxication alimentaire. Le corps refuse alors de manger pour garder l’énergie nécessaire pour expulser l’intrus, faire le nettoyage dont il a besoin pour retrouver sa vitalité. Les enfants jeûnent intuitivement quand ils sont malades (et aux parents de leur dire « mais mange, il faut que tu reprennes des forces » NON ! Les parents n’ont pas toujours raison !). Le jeûne peut être également conscient dans une dynamique de nettoyage, de régénération et/ou de guérison. Il est alors souvent programmé par le mental.

Les étapes intermédiaires vont être la cure hypotoxique, le 100% cru, la diète de fruits variés, la mono diète (un seul fruit/aliment), la cure de jus, le jeune matinal, le jeûne intermittent, le jeûne à l’eau, le jeune sec (attention, sous surveillance uniquement).

Sur une pathologie lourde, cela veut dire beaucoup à détoxiner : il est fondamental d’y aller mollo, par paliers, en fonction de l’urgence de la situation.

Nous jeûnons déjà tous la nuit : ce jeûne nocturne dure variablement entre 5-6h et 10h. Le jeûne nocturne physiologique n’est aucunement thérapeutique ; si on est déjà malade, on ne va pas guérir. Et je précise que le jeûne thérapeutique est à ce jour interdit en France, mais chez certains de nos pays voisins il est pratiqué et encouragé par le système de santé national ! Pour que ce jeûne nocturne commence à avoir des effets physiologiques, il doit être d’un minimum de 12H, et les effets sont intéressants à partir de 15-16h de jeûne.

Le jeûne intermittent est intéressant et en vogue, il est rassurant au niveau du mental qui voit qu’on ne prive pas le corps de nourriture à 100% (cela peut réveiller beaucoup de peurs), on maintient un bol alimentaire quotidien donc un transit qui continue de fonctionner, il peut être occasionnel ou maintenu sur le long terme. On a l’habitude d’en entendre parler avec un rythme de 16H, c’est-à-dire qu’on ne mange pas de 20H à midi. Cela équivaut au jeûne matinal. Il peut aussi être mené avec un seul repas par jour (souvent le repas du soir, moment convivial, social et réconfortant après une journée active), mais cela peut prendre la forme que vous voulez : vous maintenez le petit déj et le déjeuner, et vous jeûnez ainsi 18-19H, ou vous ne prenez que le repas du midi, etc, etc. A chacun de sentir ce qui lui convient, il n’y a pas qu’une méthode ! 

Le jeûne alterné (rational fasting d’Arnold Ehret) est très intéressant aussi : on alterne, au choix, par exemple, 3 jours de jeûne à l’eau, puis 2 jours de fruits, puis 4 jours eau, puis 2 jours de repas tradi, puis 3 jours de jus, etc … A chacun de trouver son rythme. Ce type de jeûne permet de maintenir une vie sociale comme d’habitude.

Le jeûne en cascade, pour les adeptes (1 jour de jeûne, 1 jour de nourriture, 2 jours de jeûne, 2 jours de nourriture, 3 jours de jeûne, 3 jours de nourriture, 4 jours de jeûne, 4 jours de nourriture, puis on redescend, 3 jours de jeûne, 3 jours de nourriture, 2 jours de jeûne, 2 jours de nourriture, 1 jour de jeûne, 1 jour de nourriture). Je me demande même si on ne monte pas jusque 5 jours en fait. Mais bon, vous saisissez l’idée.

Le jeûne peut se faire sur 24H, par exemple 1 jour de jeûne hebdomadaire : vous mangez dimanche midi, et vous ne refaites un repas que lundi midi : à nouveau le mental est tranquille, il mange tous les jours, mais il y a bien 24h de jeûne. Allez, un peu de courage, poussez jusque lundi soir, et vous voilà avec 30h de jeûne, etc, etc. Ce type de jeûne intermittent appelé 6 :1, quand il est pratiqué sur la durée, permet à lui seul de rétablir une sensibilité à l’insuline, par exemple.

Il peut aussi prendre la forme 5:2, soit 5 jours d’alimentation, et 2 jours de jeûne dans la semaine. Avec ce type de jeûne, par exemple, même si vous mangez un peu n’importe quoi, au bout de 3 mois vous avez perdu du poids !

Après, c’est libre, et ouvert, c’est gratuit et simple, il suffit de … ne rien manger, et en faire le moins possible. Pas facile dans notre société actuelle qui nous a conditionnés à exactement tout le contraire : se remplir jusque plus faim et s’activer H24. 

Précisions pour les jeûnes longs : Si vous faites déjà 3 jours, vous avez passé la cap le plus dur (les 3 premiers jours) donc tant qu’à faire, autant en refaire 2 de plus ! 5 jours ? Bravo. Et pour les plus courageux… le Graal serait à 42 jours. Mythique…

Quelques précisions sur les durées quant aux effets : jeûne court, jeune long, un regard? Il est évident que on ne démarre pas le footing en courant un marathon… Le bon sens parlera de lui-même, quand on démarre, on démarre tranquille. Adopter une alimentation physiologique est déjà un excellent moyen en soi de lancer l’élimination dans le corps ! Un jeûne long peut être très déstabilisant. Il peut être suivi d’une période de régression, perte de repères, etc. On risque plus de revenir aux mauvaises habitudes que l’on souhaite arrêter, que si l’on fait un jeûne court. Chaque jeûne court que vous faîtes ancre solidement un changement. Le jeûne court est par exemple plus favorable pour tous les sevrages, alimentaires et autres. Le jeûne long quant à lui va aller travailler sur les différentes « sphères » et corps de notre être : la première semaine est reconnue pour travailler sur le plan de la guérison physique, la deuxième on rentre plus dans l’émotionnel, et à partir de la troisième on passe aux plans énergétiques et plus subtils… Si vous souhaitez rêver de Papa et de Maman toutes les nuits, le jeûne long sera à privilégier 😉… à vos risques et périls ! 🔥


Le jeûne comporte différentes étapes :

  • La préparation avec une descente alimentaire adaptée, 
  • le jeûne
  • (éventuellement le demi-jeûne)
  • la reprise alimentaire, le plus délicat du processus. 

La préparation au jeûne, ou descente alimentaire, consiste à retirer progressivement des aliments de vos repas quotidiens. Elle va permettre d’atténuer les éventuelles crises d’élimination, et vivre ainsi son jeûne beaucoup plus tranquillement. Mais à nouveau, ce n’est pas une étape incontournable : le jeûne étant souvent programmé à l’avance, on planifie alors la descente pour faciliter le jeûne. Mais à l’époque, les cueilleurs ne rentrait pas le jeûne dans leur calendrier et ne pratiquait donc aucune descente alimentaire. Et dans la pratique des jeûnes religieux, il n’y a bien souvent aucune descente alimentaire non plus. Ce n’est donc pas « grave » si vous n’en faites pas une ! Peut être juste que le jeûne sera un peu moins confortable, voilà tout. 

La préparation au jeûne peut se faire idéalement en mangeant cru pendant une semaine, et des fruits les 2 derniers jours. De manière générale, on cherchera à retirer les aliments en commençant par les plus concentrés, les plus complexes à digérer : viandes, poissons, œufs, produits laitiers, légumineuses, céréales.

Une purge peut venir débuter le jeûne officiel, mais ce n’est à nouveau pas indispensable. Cela présente des avantages (élimination de déchets en vidant les intestins, donc supposément moins de crises d’élimination après) mais aussi des inconvénients (venir chasser ainsi la flore intestinale est tout sauf anodin !) et dans la pratique, pour avoir accompagné et jeûné moi-même à de multiples reprises, il n’y a pas de preuves flagrantes d’une réelle différence dans les crises d’élimination. Donc à nouveau, on s’écoute ! 

Après environ trois jours de jeûne (les 3 premiers jours sont généralement les plus difficiles), on perd tout désir de manger. La langue va se revêtir d’une substance épaisse blanche, jaune, verte ou brune. Se gratter la langue tous les matins sera bénéfique pour éliminer ces toxines, si vous n’avez rien, une petite cuillère fera l’affaire ! De même, les bains de bouche à l’huile de coco ou de sésame sont intéressants (gandush en ayurvéda).

Pendant le jeûne : repos, repos, repos. Pour les puristes, le jeûne hygiéniste est le plus intense car au repos total (voir mon témoignage), pour les novices, marcher tous les jours doucement pendant 2-3h permet de se bouger donc d’activer le système lymphatique, de respirer au grand air et se changer les idées (rester au lit 23h30 sur 24H, tout le monde n’est pas prêt) MAIS c’est autant d’énergie qui n’est plus disponible pour faire le grand ménage ! 

La reprise alimentaire est l’étape la plus délicate, et nombreux sont ceux qui reconnaissent que c’est la plus difficile et celle où on se prend potentiellement les pieds dans le tapis 😉 Une reprise devrait durer autant de jours que de jours de jeûne (jeûne de 6 jours = reprise sur 6 jours). Minimum. Davantage si vous voulez continuer la detox.

On rompt le jeûne en écoutant son intuition, mais soyons honnêtes avec nous-mêmes, le désir peut s’insinuer même sans une réelle faim. La façon de «rompre» le jeûne est très importante = progressivement, en quantité comme en variété d’aliments, et avec modération.

Il y a différentes écoles. Certains ne jurent que par le cru, d’autres par les bouillons d’os. Certains privilégieront uniquement des fruits frais, d’autres des légumes cuits très mous. Les reprises alimentaires aux avocats vont très bien à certains, pas à tout le monde. Rompre le jeûne avec des jus verts et de l’eau de mer est une excellente idée aussi. Mon conseil serait de vous faire accompagner si vous débutez dans la pratique, de vous fier à votre intuition si vous avez déjà un peu d’expérience, et de tenir globalement compte de la même règle que la descente alimentaire, en faisant le chemin inverse : réintroduction des légumes et des fruits, les oléagineux, puis légumineuses, céréales, produits laitiers, œufs, poissons, viandes. 

Et souvenez-vous : Plus le jeûne est long, plus la descente doit être affinée et la reprise capitale d’une durée au moins équivalente à la durée du jeûne !

Pour des conseils personnalisés sur une préparation adaptée et une reprise alimentaire optimale, consultez-moi. (par tél ou via les réseaux sociaux, mon formulaire mail est momentanément indisponible)

Que se passe t’il pendant le jeûne ? 

Nous sommes programmés pour jeûner et nous sommes équipés pour le faire. Notre organisme connaît parfaitement la marche à suivre pour s’adapter à une interruption d’apport nutritif. Tout est naturellement inscrit dans notre patrimoine génétique.

  • Le corps va tout d’abord fonctionner sur ses réserves immédiatement disponibles (stockées sous forme de glycogène dans les muscles et le foie) : c’est la glycogenèse, soit la fabrication de glucose. C’est grâce à cela que nous pouvons faire du sport sans manger en permanence pendant l’effort. Entre 24 et 48H.
  • Puis, le corps bascule au niveau de son métabolisme sur la néoglucogenèse (production de sucre du sucre à partir des protéines), et surtout sur la lipolyse (dégradation des graisses) qui constituent nos réserves à plus long terme. Le corps priorise l’utilisation des graisses par un processus d’épargne protéique (le même qui assurait que nos ancêtres chasseurs-cueilleurs puissent se voir privé de nourriture pendant plusieurs jours, puis de partir marcher pendant de longues heures pour en chercher. Le même qui assure le maintien de notre masse musculaire, et notamment du cœur qui est un muscle). Ce mécanisme d’autophagie transforme donc nos graisses en corps cétoniques tant qu’aucun apport énergétique extérieur ne survient. 

Les aides à la detox :

Nos corps sont équipés pour se nettoyer régulièrement. La production de toxines est inhérente au processus de vie donc tout a été prévu 😉.

Voici tout de même quelques aides pour ces périodes de grand nettoyage, qui peuvent accompagner et encourager les processus : 

Les plantes médicinales : Elles permettent de soutenir les émonctoires (poumons, peau, intestins, reins. Le foie travaille énormément pendant le jeûne mais n’est pas un émonctoire en tant que tel, c’est-à-dire qu’il n’est pas une porte de sortie de matière). Mieux vaut privilégier un mélange doux dont on maitrise les effets qu’une forte dose qui peut entrainer une sur-stimulation éliminative. Pour un jeûne, il peut être intéressant d’utiliser les plantes en amont du jeûne, en cure pendant 3 semaines par exemple, dans une dynamique de préparation du terrain.

La purge : intéressant en début de jeûne, elle peut se faire avec du chlorure de magnésium (ou nigari), du sel d’Epsom, avec de la casse, en faisant une hydrothérapie du colon, un shankprashalana, ou d’autres techniques.

Brossage à sec de la peau : Extraordinaire, permet de débloquer l’émonctoire peau qui est une très grande surface d’élimination. 

Bains alcalins : au bicarbonate de soude. Très agréable et doux. 

Cataplasme à l’huile de ricin : prendre un tissu imprégné à l’huile ricin et le poser sur la zone à décongestionner (si on ne sait pas où le poser : sur les intestins). L’huile de ricin ne demande pas d’énergie à la personne. Attention : l’huile de ricin est un purgatif extrême en interne. Ne pas utiliser.

Tisanes : très bon également. Dépurative pour le foie, calmante, détoxinante, soutien au sommeil, faites-vous plaisir. Non sucrées 😉

Les bains dérivatifs : Ils permettent une meilleure élimination (poche froide au niveau de l’aine. Technique France Guillain) 

Les lavements : Extraordinaires car ils évitent l’auto intoxication au niveau du colon (seulement pour les personnes qui ne sont pas épuisées) 

Sauna : très agréable. Attention pas pour les personnes en fatigue. La sauna thérapeutique consiste en de multiples aller et retours : on reste max 15 minutes, puis douche ou bain froid à 14°C, puis on s’allonge et on se repose le même temps que dans le sauna, puis on recommence. 

Bain froid : hormèse, méthode Kneipp, méthode Wim Hoff, l’eau froide voire très froide est excellente pour la santé et peut être un bon allié lors d’un jeûne.

Enroulement froid : en consultations individuelles uniquement.


Vous voilà informés, renseignés, éduqués… Maintenant, action !À vous de jouer, à vous de jeûner !

Je publierai la semaine prochaine un article d’ajouts spécifiques pour ceux qui souhaitent s’initier au jeûne, avec un cas concret (merci Cécile). Ainsi qu’un article avec mon intention pour cette pause alimentaire un peu spéciale que j’ai entamée… Un mélange de processus pranique et de retraite silencieuse…

Et pour des conseils personnalisés sur une préparation adaptée et une reprise alimentaire optimale, consultez-moi. (par tél ou via les réseaux sociaux, mon formulaire mail est momentanément indisponible)

Cet article a été rédigé dans un but informatif, les renseignements qu’il contient ne constituent pas un diagnostic médical. Il est vivement conseillé de prendre l’avis de son médecin avant d’entreprendre un jeûne. Ma responsabilité ne saurait être mise en cause et je ne peux être tenue responsable de la (mauvaise) utilisation des informations sus-mentionnées. Je vous recommande de bien vous renseigner afin de prendre vos propres décisions en conscience. Vous êtes responsable de votre santé. Le jeûne n’est pas anodin et présente des contre-indications. Si vous êtes novices, consultez-moi pour des conseils personnalisés pour une préparation adaptée, un jeûne agréable et une reprise alimentaire optimale.

6 Commentaires

  • Posted 20 novembre 2020 19h22 Aurore 0Likes

    Très bel article, complet et riche en informations. Merci Johanne ! J’ai appris plein de choses alors que je pratique déjà un peu 😊

    • Posted 21 novembre 2020 12h03 Johanne 0Likes

      Merci Aurore. Tu deviens une adepte toi 😉 et une vraie pro !

  • Posted 20 novembre 2020 9h08 Txiki 0Likes

    Merci Joanne 🙏
    Mère-veilleuse jour-née

  • Posted 19 novembre 2020 14h37 Philippine 0Likes

    Super, ça donne envie d’essayer

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Avertissement : aucune partie de ce site web n'est destinée à constituer un avis ou un traitement médical. Il est conseillé à toute personne désireuse d'établir un régime individualisé ou d'utiliser des cycles de jeûne de commencer par consulter son médecin. Il lui est également recommandé de rester sous surveillance médicale pour toute modification importante de son régime ou durant un jeûne.

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