Mon regard sur l’amour, et l’amour de soi en particulier, a évolué ces derniers mois.
Partage du jour…
« Vous avez demandé à une partie de vous-même de vous aimer ? C’est impossible. »

Écrit en Août 2021

Bonjour !

Avant, quand je pensais amour de soi, je pensais que ça avait à voir avec le fait de me faire des cadeaux, de prendre le temps d’un massage, de me faire plaisir, de m’octroyer tel ou tel plaisir, de prendre un bain avec des bougies et une musique douce. En mode je m’auto-complimente, je m’auto-congratule, avec une petite tape sur l’épaule « c’est bien, Johanne, tu es une bonne personne, tu le mérites, hein ton bain/cadeau/massage/bouquet de fleurs… »

C’est un modèle appris, et tout ce qui a été appris peut se désapprendre.

Pour ma part, c’est ainsi que je l’avais appris dans le milieu New Age du développement personnel. Certains coachs m’avaient d’ailleurs conseillée de me planter devant le miroir et de me dire « je t’aime » tous les jours. Au début, c’était difficile d’ailleurs de le faire ! (Je comprends pourquoi maintenant = c’est contre nature, vous verrez plus bas avec mon caddy d’amour !).

Néanmoins, je l’ai moi-même conseillé et je le conseille encore parfois.
C’est une étape. Une marche parmi d’autres pour faire circuler cette énergie d’amour en soi et à travers soi.

==> L’étape qui précède cela : cela a été d’arrêter de confier cette mission aux autres, à mon entourage, mon amoureux, mes parents, ma fille, mes amis, etc. Arrêter d’attendre que l’amour vienne de l’extérieur. Attendre qu’on me dise je t’aime, attendre qu’on me fasse des cadeaux, attendre qu’on me fasse plaisir, attendre qu’on me fasse couler un bain ! Vous imaginez bien que pour désapprendre tout ça, j’ai traversé une période où en effet, en vrai de vrai, je ne recevais aucun mais aucun cadeau par exemple… l’apprentissage fut dur, enfin dur. Il fut à la hauteur de ma résistance à intégrer le processus. Une fois que c’était vu, lâché, intérieurement je veux dire, pas mentalement, j’ai eu droit à des cadeaux ! (« Comme par magie » 😉 NON ça n’a rien de magique, je répète !)

Bref… revenons à notre amour de soi.

Confier la mission à son entourage de nous aimer, c’est mission impossible, je vous le dis tout de suite ! Et je me suis épuisée dans cette quête avant même de me rendre compte combien ça m’épuisait.

La première fois que j’ai touché ça du doigt, c’était il y a 5 ans en arrière, dans ma vie professionnelle, sur le thème de la reconnaissance.
Une fois le mécanisme identifié, j’ai été servie, sur le thème de l’amour. And so on…. [Ce sera le thème d’un autre carnet], mais la quête de la reconnaissance s’est arrêtée du moment où j’ai démasqué le processus même de la quête de reconnaissance. Et donc la quête d’amour s’est arrêtée lorsque j’ai démasqué le processus même de la quête d’amour.

==> L’étape qui suit cela : c’est d’arrêter de s’attribuer cette mission à soi-même. Car ça perpétue la quête en fin de compte.

Je m’explique : Se faire des cadeaux et penser que cela est l’expression de l’amour de soi, cela revient à créer un personnage construit par notre égo, comme un double de nous, un hologramme, à qui on attribuerait cette mission de nous aimer soi.
M’a été donnée une image un jour du supermarché de l’amour : donc je suis là, Johanne, et je suis un peu vide d’amour voyez-vous, donc je crée un autre personnage, Johanne bis, et je lui confie la mission d’aller au supermarché de l’amour pour remplir son caddy d’amour, et de me ramener les courses d’amour ! Une fois passé ce moment où je reçois mon caddy et oui c’est gratifiant, je ne nie pas cela, que se passe t’il ??? Ben rien ! c’est vide ! Je suis encore à côté de la plaque !

Dit comme ça, c’est léger, mais prenez bien le temps de vous imprégner et d’entendre ce qui se dit là, car ce processus se répète sans fin, à tous les niveaux, pour un millier de missions que l’on confie à des milliers de personnages construits par notre égo [plus de détails à venir dans le prochain carnet].

Alors je vais couper court à tout suspense ici, c’est une quête qui est vaine elle aussi, et qui m’a donc épuisé ! C’est épuisant de créer des personnages comme ça, et pourtant on le fait en permanence !

Bien sûr c’est le travail d’une vie de tous les démasquer, et je n’ai aucune autre prétention que de dire que je les intègre les uns après les autres (je devrais plutôt dire, je les affame et ils s’auto-pulvérisent !) et que le processus est sans cesse en cours depuis que je l’ai commencé. Chaque jour m’est donné le décor précis pour prendre conscience de ce que je ne suis pas = mes personnages.

C’est juste un mécanisme en fait, un système comme j’aime à les appeler, que j’observe, car comme tout système, il est répétitif, il se reproduit à l’identique sur tous les plans.

Dans cette notion de « c’est bien, Johanne, tu es une bonne personne, tu le mérites, hein ton bain/cadeau/massage/bouquet de fleurs… », il y a ce côté « tu as bien agi, tu as bien fait, tu mérites »
Qui est déjà plus « adulte » que ce côté très enfantin de confier cela à son entourage « tu as vu comme j’ai bien agi/fait, je mérite bien un cadeau, non ? »
Mais qui reste épuisant et vain ! On remplace la peste par le choléra ! Et quand c’est épuisant, ça génère aussi une perte de joie ! Une perte d’abondance. Ça coûte, à tous les niveaux !

Aujourd’hui, j’intègre chaque jour, parfois avec difficulté, parfois avec simplicité, ce qu’est l’amour de soi, et c’est intérieur.
C’est comme je vous le disais il y a qq semaines au sujet du lâcher prise. C’est une démarche, une posture intérieure.
C’est ancré et inébranlable, car ça ne résulte pas d’une condition extérieure, d’un décor en particulier, d’une personne, d’un avoir, d’un faire.
C’est une posture intérieure courageuse d’aimer toutes ces parties de moi qui sont encore dans le masque de l’ignorance, de la souffrance, de la peur, de la séparation, du jugement, du « non je ne veux pas ça, non je n’aime pas ça ».
Chaque fois que je mets l’un de ses masques, c’est comme si je rentrais dans un costume qui m’éloigne de ce que je suis de toute éternité.
Chaque fois que je mets un masque, je me sépare et me coupe de ce que je suis en vérité. Je joue un rôle. J’enfile un costume.
Chaque fois, je continue de nourrir mes personnages construits par l’égo qui m’empêchent justement d’incarner ce que je suis !
C’est comme un rideau, un voile, une illusion devant la fenêtre de ce que je suis, qui m’empêche de voir en Vérité ce qui est.

Et oui, je sens en moi des inconforts, parfois émotionnels, parfois psychiques, parfois énergétiques, parfois tout en même temps ! Mon corps étant le réceptacle de densité en bout de chaine de toutes ces miasmes, il lui arrive de se dégrader d’une manière ou d’une autre. Déséquilibre, symptômes, maladie.
Mon corps prisme tous ces costumes des plus denses aux plus subtils que je porte encore et qui entravent un rayonnement juste, vrai, pur, authentique de ma Présence.

Le Soi n’est qu’amour, pur Amour, et chacun de ces masques m’empêche de le réaliser, de le rendre réel. De l’incarner, dans chacune de mes cellules. Chacun de ces masques/personnages/costumes/voiles/illusion, appelez-les comme vous voulez, empêche que ÇA COULE DE SOURCE !

L’amour de Soi est une posture intérieure, une capacité à réceptionner l’Amour que nous sommes par nature, à s’en inspirer, à se laisser baigner dans cette inspiration pour pouvoir l’expirer ensuite dans le monde et la donner. Une douce respiration qui se fait sans effort. Un 8 en mouvement ♾
Toute démarche qui serait réalisée pour se connecter à cette source d’amour à l’extérieur de soi, y compris à travers nous-même avec notre caddy, sera vaine, épuisante, et nous coupera au final de notre possibilité de donner véritablement de l’amour. Car cet amour ne provenant pas de la Source, il devient donc une ressource épuisable… un ersatz en somme.

Quand il provient de la source, c’est inépuisable !

Par contre, ayons, ayez, toujours l’humilité de voir qu’il y a des étapes qu’on ne peut pas sauter.

Johanne 🚰

Ces carnets n’ont pas d’autre but qu’une expression de ma propre expiration, libre et naturelle, mais sachez que si vous voulez vous faire accompagner sur ce chemin, je suis là. En amour de ce que vous êtes 💜

2 Commentaires

  • Posted 14 février 2022 23h06 stephanie thouvenot 0Likes

    J’adore ces biais de vérité que tu écris…
    Prendre le temps de lire tes mots qui résonnent en moi comme une évidence
    désapprendre pour vraiment apprendre….

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