Lorsque nous traversons un état émotionnel inconfortable, nous avons facilement tendance à nous servir de la nourriture comme d’un anesthésiant de cet état que nous ne souhaitons pas ressentir. Nous nous servons alors des aliments comme du réconfort alors qu’ils sont sensés nous apporter nutrition ! Ou alors nous avons tendance à manger plus que notre faim réelle, ce qui crée une fréquence particulière sur le lien entre nourriture et émotion.

(Pour d’autres, le recours systématique et anesthésiant pourra être Netflix, le shopping, l’alcool, les drogues, le jeu, le sexe, etc.) 

Avoir recours à l’alimentation pour nourrir ses émotions est un vaste sujet, qui commence dès la naissance, moment où nous prenons le lait de notre mère (ou biberon) dès notre arrivée, puis (bien souvent) chaque fois que nous pleurons. 

Dès lors, le lien entre manger et émotions se crée, se tisse. 

Dès lors, le lien entre « amour-sécurité (de maman) » et « nourriture » se crée et se tisse lui aussi. 

Cela veut dire que chaque fois, à l’avenir, que nous nous sentons seuls, que nous nous ennuyons, que nous nous sentons inconfortables, que nous avons le cœur brisé, que nous souffrons, nous cherchons à combler un certain vide que nous ressentons dans le cœur, à l’intérieur, par la nourriture. 

Mais ce vide ne peut pas être comblé avec de la nourriture. En mangeant dans ces moments-là, nous comblons en toute infime partie ce vide mais le vide est toujours là. Et notre frigo et nos placards répondent alors à une certaine insatisfaction dans notre vie, quand nous ne sommes pas complètement heureux et épanouis.

La plupart des personnes qui « mangent leurs émotions » n’en ont pas conscience.

C’est pour cette raison qu’en coaching, je demande toujours de tenir un registre journalier de nourriture. Prendre conscience est la première étape pour sortir de ce mécanisme limitant.

Tout changement commence par une prise de conscience.

Prendre conscience que là, nous ne mangeons pas parce que nous avons faim ou pour satisfaire un besoin physiologique du corps, mais parce nous sommes tristes, en colère, fatigués, stressés, parce que nous venons de divorcer, parce nous avons un gros dossier à boucler au travail, parce que nous ne sommes pas satisfaits de nos vies / boulot / relations.

Aussi, souvent pour chacun d’entre nous, un certain type de nourriture aura une empreinte émotionnelle, souvent basée sur notre enfance. « Ma mère est italienne, et j’ai toujours adoré les pâtes, ça me rappelle tant de bons souvenirs de mon enfance !» La mémoire parle à travers ces pâtes, et à 45 ans quand nous mangeons nos pâtes, nous nous souvenons de l’amour de notre maman, et nous avons 6 ans à nouveau ! Nous nous souvenons du temps qu’elle passait avec nous, des soirées conviviales en famille autour de la table, de notre enfance, etc. 

Qu’est ce que la nourriture pour vous ? Qu’est ce que cela représente ? Il y a souvent toute une histoire autour de tel ou tel aliment, tel ou tel plat. Cela peut être hyper intéressant d’aller creuser…  L’idée n’étant pas forcément d’aller épurer toutes nos petites gourmandises !! Non !! Mais prendre conscience. Encore et toujours… La conscience ! C’est ce que nous sommes, après tout 😉

En prenant conscience de l’histoire que nous nous racontons autour d’un aliment, d’un plat, nous nous donnons la possibilité d’en écrire une nouvelle ! 

Autre exemple : au travail, fréquemment, il peut arriver de nous lever, aller nous faire un thé, un café, manger un petit snack ou une barre chocolatée à la machine, sans prendre conscience que là aussi, c’est une réaction émotionnelle. Nous sommes en pleine surcharge de travail, fatigué, et ce dont on a besoin, ce n’est pas le thé et les biscuits, ce qu’on recherche en fait, c’est de bouger, de faire une pause, de se dégourdir les jambes, papoter pour se changer les idées.

Alors parfois, oui, nous allons vers le frigo car nous avons faim. Mais ce n’est pas toujours le cas. Comment faire la différence entre faim émotionnelle et faim physiologique ?

Je vous en dis plus demain  ! 

Dites moi en commentaires : êtes-vous sujet à la faim émotionnelle ? est-ce un poids pour vous? quels points souhaiteriez que j’aborde à ce sujet?


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Avertissement : aucune partie de ce site web n'est destinée à constituer un avis ou un traitement médical. Il est conseillé à toute personne désireuse d'établir un régime individualisé ou d'utiliser des cycles de jeûne de commencer par consulter son médecin. Il lui est également recommandé de rester sous surveillance médicale pour toute modification importante de son régime ou durant un jeûne.

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