Un petit écart, juste pour voir…

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Aujourd’hui, nous sommes le dimanche 25 novembre 2012, et nous profitons de notre dernier week-end en France avec les deux enfants de Jean, que nous n’allons pas voir pendant plusieurs semaines.

Alors quand ils sont là, l’alimentation, c’est toujours un peu plus délicat, car eux habitant chez leur mère, ils ont une alimentation très standard!! Et donc, en leur présence, nous sommes bien obligés – ou du moins nous nous sentons obligés, il y aurait un pas à faire vers plus de liberté là!! -  de remplir leurs assiettes sans créér trop de problèmes, et je me colle aux fourneaux. Ca a été pendant très longtemps une de mes grandes passions, donc ça ne me dérange pas plus que ça. Ce qui se complique en cuisine, c’est que maintenant je ne suis plus là pour goûter à mes bons petits plats en cours d’élaboration. Par contre, ce qui est super, c’est que ça me permet de me reconfirmer dans mes choix de vie au quotidien : une nourriture crue, c’est une vie nettement simplifiée!! Les courses sont simplifiées, les menus sont simplifiés, la vaisselle, le temps passé à préparer, manger, nettoyer, digérer… Et au final, même eux finissent pas voir que, ben oui, se régaler de mangues, c’est pas si mal que ça!

De plus, le rôle de belle-mère n’étant pas toujours le plus aisé qui soit, j’avoue que je tombe facilement dans le… « ils aiment le Nutella, je vais leur en acheter… ils aiment le fromage, je vais leur en prendre… » enfin bref, je me retrouve à faire des courses qui sortent complet de mon panier habituel. Tout ça pour leur faire plaisir. Y’a quelque chose qui cloche. La chose sur laquelle j’arrive à ne pas transiger, c’ est la viande.

Pour revenir à ma petite expérience, aujourd’hui nous avons fait des cookies. Et après le déjeuner (de mangues, poires et kiwis.. miam miam), je me suis dit « Tiens, je vais me tenter l’expérience de manger quelque chose d’autre » ça fait maintenant plus de 7 mois que je mange cru, avec des écarts cet été mais depuis 3 semaines un net changement. Plus aucun excitant, plus rien qui ne ressemble pas de près ou de loin à un fruit ou un légume – feuille de préférence.

Et donc, j’ai mangé un cookie. Rien de bien grave, me direz vous… certains s’en enfilent des boîtes entières tous les jours. Mais bon, là, j’ai le ventre en vrac!

 

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Nous sommes maintenant le 24 décembre… 1 mois plus tard, je me refais la même. C’est l’anniversaire d’ Inti. Et je lui ai préparé un beau gâteau! Ben oui, quand même. Au chocolat.

Et j’en ai mangé.  Et puis c’est le fameux soir de Noêl, buffet apéro, chips, pain et fromage (une des pires combinaisons à digérer et assimiler pour notre corps) mais je me venge sur les concombres… ils n’avaient qu’à bien se tenir… puis je glisse sur le pain fromage et quelques chips… Plusieurs mois sans alcool, je bois une peu de vin… il est uruguayen, tiens pourquoi pas.. il fait chaud… très chaud. Le repas est tout cuit, légumes au feu de bois. Et je finis par goûter à la tourte aux mangues que j’ ai cuisiné en guise de bûche de Noêl.

LA TOTALE QUOI!!!

C’ est pas tous les jours Noêl!!!

Voilà le topo de la nuit que je passe : suffocante, avec la sensation d’une enclume de 10 kg dans le ventre, nauséeuse. Au réveil le lendemain matin, toujours la nausée, envie de vomir, comme si j’ avais la gueule de bois (alors que j’ au bu 5cl de vin!), j’ mal au crâne. Et puis je n’ ai pas la même énergie, la même pêche, pas la même clarté dans la tête ni le même sourire aux lèvres. Je me sens lourde, fatiguée, pas vraiment le coeur en joie pour ce jour de Noêl! Je me sens triste, comme si j´avais d´un coup de le mal du pays, pas envie, juste pas envie. Plutôt envie de pleurer que de rigoler. Cette petite déprime émotionnelle me tiendra quelques jours, tout comme le mal aux intestins et les gaz fétides qui en découlent…

Est ce dans la tête? Non c´est bel et bien physiologique. Je ne fais ici que relater mon expérience, mon vécu. Il est tout ce qui est de plus réel.  Mon corps pompe toute mon énergie pour assimiler ce que je viens de lui mettre. Pour la plupart des gens ils ne sentent pas la différence car c’est un quotidien, leurs corps ne savent pas autrement. Comme quelqu´un qui fume un pétard, une fois, alors qu’il ne fume jamais, il va se faire un trip de fou, mais pour celui qui fume toute la journée, ça ne lui fera rien du tout!

C’est une drogue je vous dis !

Et je me demande.. pourquoi se faire tant de mal à Soi même?? Pourquoi molester à ce point nos corps?

Allez, vite, des fruits!

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